2022-02-16
La Société civile s’attaque à la réalisation des Objectifs de développement durable par le gouvernement chilien
News
Pablo Águila Abarca, Communication Acción AG - Association chilienne des ONG Acción A.G.
Ces derniers mois, les organisations partenaires de l’Association chilienne des organisations non gouvernementales, Acción A.G., ont élaboré un rapport alternatif intitulé « Les acteurs du développement », dans lequel elles présentent la mise en œuvre, par le gouvernement chilien, du Programme de développement durable proposé par les Nations Unies.
Il s’agit du troisième rapport de ce type publié par Acción A.G. Le premier rapport a été présenté en 2017, dans le cadre du projet Asocia 2030, sous le titre « Rapport lumière » (Informe Luz). Le deuxième rapport a été publié en 2019, dans le cadre d’un accord avec la Central Unitaria de Trabajadores, sous la forme d’un document intitulé « Rapport alternatif des organisations de la société civile et des syndicats sur les Objectifs de développement ».
Les auteurs ont voulu saisir cette occasion pour comparer les résultats publiés dans les rapports nationaux volontaires du gouvernement et ceux indiqués dans les rapports alternatifs de la société civile, afin d’évaluer la mise en œuvre de l’Agenda pendant ses cinq premières années. Il s’agit ici d’un rapport novateur, puisqu’il utilise plusieurs méthodologies d’analyse, notamment la théorie du changement, l’exploitation de données pour interpréter les concepts clés, et les principes d’Istanbul.
Le présent document a été élaboré par des groupes de travail, sous la direction de la chercheuse Paulina Acevedo. Ces groupes ont organisé des réunions régulières sur Zoom, en prenant compte de la période de crise sanitaire liée à la COVID dans le monde, qui a fortement influencé le rapport.
David Ordenes, de l’organisme La Caleta, qui a participé à la préparation des rapports, a souligné « le professionnalisme dont il a été fait preuve dans la préparation du rapport d’Acción. S’agissant de la participation, je trouve primordial les processus d’informations mis en place pour permettre la participation, la capacité à recueillir les contributions que nous avons apportées lors de chacune de nos réunions, ainsi que les systématisations qui ont été réalisées. »
Pour Ximena Salina, vice-présidente d’Acción, le rapport alternatif des acteurs du développement « permet de donner suite aux rapports que nous avons préparés ces dernières années, depuis le point de vue de la société civile, sur la mise en œuvre de l’Agenda sur le développement durable. Nous souhaitons par ailleurs remercier Forus, l’Union européenne, et l’Agence française de développement, pour leur soutien à cet égard. »
Les conclusions du rapport des acteurs du développement montrent entre autres les écarts qui persistent dans la réalisation des cadres et des lignes directrices définis par L’agenda 2030 comme objectifs à atteindre d’ici à moins de dix ans. Comme l’explique Pauline Acevedo : « Nous n’avons plus beaucoup de temps pour atteindre les résultats, les impacts et les transformations ambitieux définis par le programme, il est donc crucial d’avancer en surmontant les lacunes et les obstacles auxquels nous faisons face pour une mise en œuvre rapide, complète et intégrale du Programme, axée sur les droits de l’homme, dans une perspective de démocratie et de sociétés plus justes, où le respect de la dignité humaine, et non la discrimination, serait au centre de la vision commune promulguée par ce programme au Chili. »