Defending Civic Spaces and Building Social Consensus:  Key Themes in the Pojoaju Agenda in Paraguay | Forus

2020-12-23

Défense des espaces civiques et construction d’un consensus social, questions clés du programme de Pojoaju au Paraguay

News

Par POJOAJU, membre de Forus au Paraguay


L’Association nationale des ONG du Paraguay, POJOAJU, a achevé une initiative annuelle consacrée à sa consolidation, celle qu’elle avait parmi ses produits pertinents, la planification stratégique 2020-2025 qui inscrit des directives pour la construction du consensus social, et la défense d’un environnement favorable aux ONG. Le processus a été facilité par la coopération de Forus, avec le soutien de l’Union européenne (UE) et de l’agence française de développement (AFD).  


L’expérience a permis de réaffirmer les principes avec lesquels POJOAJU est né il y a de cela plus de 20 ans : le respect de la diversité et la non-discrimination, l’égalité et l’équité, l’inclusion sociale, la démocratie, l’intégrité et la transparence, la justice ainsi que l’autodétermination et la souveraineté des peuples.  Durant les débats sur la réalité au Paraguay, il a été constaté des défis dans le champ politique où la transition démocratique, initiée il y a 31 ans après la chute de la dictature militaire, est toujours en retard dans sa consolidation institutionnelle. Sur le plan socioéconomique, il a été signalé la contradiction de l’accroissement des inégalités sociales avec la croissance économique du pays, imposée par le modèle productif primaire agro-exportateur, basé sur le soja et la production de viande et avec des impacts négatifs sur les écosystèmes.  Le contexte COVID 19 a rendu ces aspects plus apparents et a conduit à un débat public, comme dans d’autres régions, sur la nécessité de définir « un nouveau contrat social » pour la durabilité du développement. 


Dans ce contexte, les sept directives stratégiques définies dans la planification quinquennale de Pojoaju, visant à construire un consensus social, sont : plus de démocratie en mettant l’accent sur les droits de l’homme et les droits de la nature ; renforcer les espaces civiques, construire la citoyenneté et le suivi des politiques publiques ; défense des biens communs de la nature ; réforme de l’État au service du bien commun ; nouveau contrat social et réforme pour plus d’équité et de justice fiscale ; durabilité du développement, avec les énergies renouvelables et la conversion de la matrice de production ; soutien au multilatéralisme et aux espaces d’intégration régionale.


L’environnement favorable aux ONG a fait l’objet de dialogues et de prises de positions communes par les membres de la plateforme.  La coopération avec les institutions publiques avec lesquelles l’association s’engage a été, à maintes reprises, accompagnée d’affronts de la part du gouvernement et des corporations d’entreprises auxquels il fallait répondre et donner des clarifications en indiquant que la participation est un droit qui ne peut qu’être bénéfique pour l’intérêt général. Enfin, comme leçon apprise, la communication interne et externe, suscitée par le concourt de Forus, a représenté un élément inestimable, car il a permis de rapprocher les ONG et de créer des liens de solidarité, une expérience qui continuera à se développer dans les années à venir.