2018-08-26
Appel de PIANGO concernant « l’impasse au Pacifique » des déplacements de populations pour des raisons climatiques dans le cadre des négociations du Pacte mondial sur la migration des Nations Unies
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Emele Duituturaga, Directrice générale (PIANGO)
Aujourd’hui, l’Association des ONG des Îles du Pacifique (PIANGO) a appelé les négociateurs internationaux des Nations Unies à inclure dans le Pacte mondial sur la migration envisagé l’impasse dans laquelle se trouvent les petits États insulaires du Pacifique pour faire face à la vulnérabilité et aux déplacements de populations pour des raisons climatiques.
S’exprimant lors d’une session qui s’est tenue à New York le 13 Juillet, la Directrice générale de PIANGO, Emele Duituturaga, a fait état de l’urgence à inclure dans le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM) la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent les petits États insulaires du Pacifique, face à l’apparition soudaine de catastrophes et à l’installation progressive du changement climatique, qui donnent lieu à des déplacements pour des raisons climatiques.
Duituturaga a pressé les États membres d’utiliser une terminologie uniforme au sein du Pacte, afin d’assurer que les migrants confrontés à des situations de vulnérabilité jouissent d’une protection pleine et entière des droits de l’homme, conforme à celle prévue dans les instruments adoptés par les Nations Unies en matière de droits de l’homme.
« Nous insistons, en particulier, sur l’importance critique d’éviter tout affaiblissement de la protection des victimes de catastrophes naturelles et du changement climatique, puisque le Pacte mondial sur les réfugiés n’aborde aucune de ces situations de façon appropriée ».
PIANGO fait partie des organisations de la société civile qui incluent des réseaux de migrants d’autres régions participant au tour final de négociations intergouvernementales concernant le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM) au siège des Nations Unies, cette semaine.
Il s’agit là, selon Duituturaga, du sixième tour de consultations concernant le Pacte mondial envisagé, un cadre coopératif et non contraignant qui repose sur les engagements convenus par les États membres au sein de la Déclaration de New York de 2016 pour les réfugiés et les migrants.
La Déclaration de 2016 a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans le but de renforcer la protection des droits des réfugiés et des migrants.
« Le PMM constitue une première, posant un cadre mondial exhaustif et ou la question migratoire a été évoquée et développée dans le cadre d’un processus mené par les États membres », a déclaré Duituturaga.
« Depuis 2016, la société civile a participé au processus PMM et n’a cessé de presser pour l’adoption de toute une série d’améliorations dans des domaines d’une importance essentielle ».
Entretemps, une déclaration collective de la société civile, émise aujourd’hui à New York, mettait l’accent sur des inquiétudes concernant le statut des migrants réguliers et irréguliers ; le non-refoulement des migrants ; les migrants confrontés à des situations de vulnérabilité et le droit à la confidentialité des informations personnelles des migrants.
La déclaration des OSC a soulevé également des préoccupations concernant la pénalisation des migrants et de ceux qui les aident, ainsi que le travail visant à mettre un terme à la détention des enfants migrants. Elle a aussi appelé à l’instauration d’un mécanisme solide de mise en œuvre, de révision et de suivi dans le cadre du Pacte.