The Capacity Assessment Tool (CAT): A mechanism to measure a CSO’s organizational development and maturity | Forus

2018-12-20

L’Outil d’évaluation des capacités (OEC): Un mécanisme pour mesurer la capacité organisationnelle et la maturité des OSC

News

Par Roselle S. Rasay, Directrice générale, CODE-NGO, Philippines

Entre 2012 et2014, le Groupe de réseaux d’ONG de développement (CODE-NGO) a fait partie d’unconsortium de réseaux et d’organisations d’OSC philippines qui mettaient enœuvre le « Projet de renforcement des capacités des OSC desPhilippines ». Le consortium est dirigé par la Fondation Ayala et soutenupar la mission USAID dans le pays. Le consortium a soutenu 138 OSC auxPhilippines tout au long d’un parcours de développement organisationnel de 3ans.

Illustration1. Le cadre de renforcement des capacités

Le Cadre de renforcement des capacités, comme illustréci-dessus, est à la base du processus ou parcours de développementorganisationnel suivi par les OSC participantes. Le cadre décrit les résultatssouhaités de l’initiative et les processus suivis par les OSC, c’est-à-direl’auto-évaluation à l’aide de l’Outil d’évaluation des capacités (OEC), enétablissant un plan de développement des capacités, en suivant des trajets deformation et de mentorat pour remédier aux lacunes de capacités et encontrôlant et évaluant leurs progrès au cours d’une période de 3 ans. Le cadrese concentre sur 5 domaines de renforcement des capacités cruciaux pour que lesOSC puissent fonctionner avec un système solide de transparence, deredevabilité et d’efficacité, tels que : 1) la gouvernance, le leadershipet la gestion stratégique ; 2) la mobilisation des ressources et ledéveloppement ; 3) le développement, la gestion et l’évaluation desprogrammes ; 4) la gestion financière, et 5) la gestion des ressourceshumaines et administrative. Le projet partait du principe qu’en renforçant lescapacités des OSC dans ces domaines, celles-ci deviendraient éligibles et plusà même de recueillir des fonds auprès de donateurs, d’être plus redevables etpragmatiques dans l’élaboration de leurs programmes et dans leur gestionfinancière et d’augmenter l’impact et la durabilité de leur missionorganisationnelle. Le cadre a la forme d’une maison pour illustrer les étapesque doit suivre une OSC pour « mettre de l’ordre dans son organisation ousa maison ».

L’Outil d’évaluation des capacités (OEC) est un importantmécanisme de ce processus. Il s’agit d’un outil d’évaluation en 63 pointspermettant à une OSC de mesurer ses capacités dans 5 domaines de renforcementdes capacités. Il fournit une échelle d’évaluation de 1 ou start-up à 6 ouétablie par indicateur selon des normes et paramètres spécifiques. L’outil estaccessible sur le site Internet de CODE-NGO en suivant ce lien: http://code-ngo.org/cat/client/index.html#/ 

 Illustration 2. L’Outil d’évaluation descapacités (OEC) fournit à l’OSC une échelle d’évaluation de 1 à 6 dans chaquedomaine de renforcement des capacités, ainsi que dans son ensemble. Lesévaluations suivantes correspondent aux étapes de développement organisationneld’une OSC.

L’OEC fonctionne-t-il ?

Le projet a eu pour effet que plus de 80 % des OSCparticipantes ont été acceptées à la suite d’une enquête fictive depré-attribution à des organisations non américaines (Non US OrganizationPre-Award Survey (NUPAS)) de l’USAID. Alors que les activités de formation etde mentorat ont largement contribué aux résultats des OSC, le processusd’auto-évaluation et de S&E à l’aide de l’outil OEC a été crucial pourmesurer leur progrès tout au long de la période du projet. Cela leur a permisde constater l’amélioration (ou la détérioration) de leur évaluation dans desdomaines spécifiques et les a incité à les améliorer.

Certains pourraient penser que seules de grandesorganisations ou des organisations disposant de ressources suffisantes peuventfaire l’objet de cette évaluation organisationnelle rigoureuse et bénéficier deprocessus de développement des capacités. Toutefois, nous avons appliqué lesmêmes outils à un autre projet auquel ont participé les organisations partenairescommunautaires locales avec lesquelles nous travaillons dans différentesprovinces. Au début du projet, 3 (sur 9) plates-formes partenaires d’OSClocales ont débuté en tant qu’associations informelles de paysans et de peuplesindigènes non répertoriées officiellement. Au début, la plupart de leurs scoresdans l’OEC étaient des 1 et des 2. Au bout de 3 ans, leur score avait progressé,pour la plupart, à 3 (ce qui signifiait qu’elles avaient commencé à formaliserleurs structures et à établir leurs politiques organisationnelles). Elles ontaussi enregistré officiellement leur organisation. Cela leur a permis d’établirleur légitimité et a renforcé leur confiance pour impliquer leurs collectivitéslocales respectives et pour plaider en faveur de politiques concernant leursecteur.