2021-03-23
Troisième convention nationale de la PFNOSCM : une approche spécifique pour une revitalisation plus efficace
News
Par la PFNOSCM, membre du Forus à Madagascar.
Durant la Troisième Convention Nationale, les 17 et 18 décembre 2020 à Antananarivo, une démarche particulière a été adoptée pour profiter au maximum des deux jours financés par l’Union Européenne et l’AFD avec le soutien de Forus.
L’objectif a été de voir ensemble avec les délégués des 22 régions, la manière de redynamiser la PFNOSCM et surtout d’améliorer sa façon de s’engager face à un espace civique restreint. En effet, dans la plupart des régions, les autorités locales qui profitent de leurs prérogatives de puissance publique loin du pouvoir central, abusent de leurs autorités et voient d’un mauvais œil l’émergence de la société civile. Le but est de trouver les voies et moyens d’améliorer l’impact de ses interventions sur la population malgré ces environnements malsains. La démarche adoptée par la PFNOSCM s’inscrit dans la logique des réflexions et propositions qui sont issues de l’atelier d’évaluation et de capitalisation d’Antsirabe. Une démarche intellectuelle qui suit les cinq étapes suivantes :
- Etape 1 : Partage d’informations et compréhension commune sur la gravité et les multitudes de problématiques d’intérêts publics qui perdurent
- Etape 2 : Prise de conscience collective sur l’insuffisance ou l’absence de prise de responsabilité de chacun en tant que société civile face à la gravité de la situation
- Etape 3 : Identification des lacunes et limites des interventions qui continuent de peser sur la vie publique malgré certains efforts pour les résoudre
- Etape 4 : Prospection de nouvelle stratégie pour améliorer la façon de s’engager
- Etape 5 : Amélioration du système organisationnel et notamment des statuts de la PFNOSCM pour s’adapter à la façon de s’engager améliorée
Elle a permis aux participants de se rendre compte ensemble de la gravité de la situation dans laquelle vivent les populations des 22 régions, des lacunes voire absence de prise de responsabilité en tant que société civile. Elle qui, pourtant, devrait jouer le rôle de balise à toutes les dérives, mais
également de porte-parole des sans voix. C’est à partir de ce processus de réflexion que les participants ont cherché la manière d’améliorer la façon de s’engager de l’organisation au niveau national comme au niveau des régions.
Amélie Razafindrahasina, Présidente de la PFROSC de Haute-Matsiatra et élue Secrétaire Générale au sein du nouveau bureau, la résumait de la manière suivante : « On a identifié, pour démarrer la prochaine année, au moins douze questions d’intérêt public. Des PFROSC se sont portées porteuses des QIP. Chacune va animer les PFROSC des autres régions pour identifier les résolutions et pour faire des plaidoyer pour qu’ils aient un impact plus positif aux populations vulnérables dans le pays ».
Ainsi, le plan stratégique 2021-2030, et toutes les organisations à mettre en place au sein de la PFNOSCM et des PFROSC doivent répondre à la nouvelle approche. C’est le cas de la révision des statuts. Ils ont été retouchés pour répondre à un objectif ultime : rendre la PFNOSCM et ses démembrements plus efficaces dans la fourniture de réponses aux attentes et desiderata de la population.